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La baie des Trépassés
La traversée des Pyrénées en VTT
La traversée des Pyrénées en VTT

Étape 1: Hendaye-Urdax

Enfin, nous y sommes ! Le grand jour tant attendu depuis plusieurs mois, voire quelques années que nous avons en tête, de partager ensemble cette aventure est là. Nous nous trouvons sur la plage d’Hendaye, pour enfin prendre le départ, de notre traversée des Pyrénées en VTT, malgré une météo pas géniale, mais ce ne sont pas quelques gouttes de bruines qui peuvent nous décourager.

La traversée des Pyrénées en VTT - Plage d'Hendaye
La traversée des Pyrénées en VTT

Nous suivrons, pour cette première étape, le topo de Peyo, ami de Pierre, vététiste de Bayonne. Notre départ dans les rues d’Hendaye est un peu rallongé par notre précipitation de rouler…
Nous arrivons à Biriatou pour maintenant quitter le goudron et attaquer de très belles pistes et monotraces. Un rayon de soleil fait même son apparition au Col des Poiriers (316m), nous choisissons donc d’y effectuer notre première pause et de casser la croûte. Quel bonheur d’être là…

Sans tarder, nous filons vers les Ventas d’Ibardin, toujours guidés par les explications très précises de Peyo. Une courte pause boisson dans une Ventas, puis on enchaîne pour contourner la Rhune par son flanc Sud pour atteindre le Col de Lizuniaga (229m) puis le Col de Lizarrieta (441m). Là, nous posons pied à terre pour nous dégourdir les jambes, entre, d’une part, les volontaires de la Ligue de Protection des Oiseaux occupés avec leurs jumelles au comptage des migrateurs et, d’autre part, les chasseurs préparant la saison de la palombe !!!
Nous repartons pour suivre la ligne de crête le long des palombières d’Etxalar.

La traversée des Pyrénées en VTT

Avant de rejoindre le Col des Trois Bornes (521m), nous perdons le fil frontière sans nous en rendre compte en suivant une croupe versant Nord alors que nous aurions dû bifurquer pour plonger vers le Sud. Nous nous rendons compte de notre erreur au bas d’une piste forestière. Nous sortons, la carte, l’altimètre, boussole et GPS pour être sûr de notre position.
En fait, il est 17h, nous ne sommes pas encore à l’étape, voire assez loin et la fatigue du premier jour se fait sentir. On a trois solutions : soit descendre sur les Grottes de Sarre et faire le tour par la route (facile, sûr, mais long), soit rebrousser chemins et retrouver le bon itinéraire (plus dur, trop long et pas sûr de ne pas se tromper à nouveau), soit au plus court et à l’azimut, remonter sur la frontière sous le sommet de l’Atxuria, pour basculer versant Sud vers le Mendibil. On choisit, ensemble et dans la bonne humeur, cette dernière solution, plus rapide, mais hasardeuse, en poussant les vélos 45 minutes en montée, puis pareil en descente au milieu des genêts, pour retrouver, à une croisée de chemin, le bon itinéraire.

Il est maintenant 19h et il reste un peu de distance à parcourir avant Urdax. On téléphone au gîte pour prévenir de notre retard, puis on fonce, en suivant un balisage de P.R jusqu’au Col d’Urbia puis Urdax après presque 50 km, ce qui n’est pas mal pour un prologue à la demi-journée !!!

Malgré nos erreurs d’orientation, à cause de notre précipitation et manque de concentration lors de cette première étape, nous sommes très satisfaits de la journée et contents de penser que demain, on pourra prendre un peu plus notre temps en partant tôt… D’ailleurs, l’habitant chez qui nous passons la soirée, en fin connaisseur du coin, nous donne plein d’infos pour l’itinéraire de demain, suivant la météo qui nous attend… !

Étape 2: Urdax- Fabrica de Orbaitzeta

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Ce qui est sûr, c’est qu’avec la météo de ce matin, pluie, vent et température très basse, si nous n’abandonnons pas la traversée des Pyrénées, nous irons sûrement jusqu’à Banyuls !!!

Après un bon petit déjeuner vers 8h30, il faut nous mettre en selle, mais nous choisissons de changer notre itinéraire à la dernière minute. Avec les suggestions du proprio de la chambre d’hôte, la carte 1/50.000 et le topo de Peyo, nous trouvons un compromis adapté à ce temps hivernal.

D’Urdax (94 m), nous remontons une petite route très pentue, voire trop, d’abord en béton qui ensuite se transformer en une piste forestière magnifique jusqu’au Col d’Otsondo (574 m) où nous retrouvons la route.

Là, nous remontons vers le nord quelques mètres pour trouver un sentier mono trace puis une piste qui nous mènera à Erratzu. Un petit bar sympa nous permet de nous réchauffer et de déguster un sandwich de tortilla chaude préparé devant nous !!!

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Nous repartons pour attaquer la seconde ascension du jour, le Col d’Elhorrieta (831m) par une petite route forestière. Le froid se fait plus saisissant, car, lorsque nous basculons dans la descente, c’est le déluge. Nous devons même nous arrêter dans une grange pour nous abriter de la pluie et du vent froid quelques secondes et vérifier la carte. Nous arrivons à Banca (231 m), dans la magnifique vallée des Aldudes, où, nous cherchons aussitôt un bar, si possible avec un feu de cheminée pour nous réchauffer !!! Quel bonheur, on trouve un hôtel-restaurant avec une soupe chaude, et deux braves chasseurs de palombes contents de raconter leurs exploits.

Là, on redémarre pour la troisième et pas des moindres difficultés du jour, une ascension de 20 km pour 1000m de dénivelé, en suivant une petite route très tranquille le long du ruisseau d’Hayra, qui nous mènera au Col de Lindus (1220m) puis celui, voisin, d’Ibañeta (1055m). Cette montée est interminable, l’averse ne cesse pas, on a les yeux rivés sur le compteur, mais ça ne tourne pas vite. Les chasseurs de palombes du resto de Banca viennent même nous voir en voiture pour nous annoncer qu’un groupe de filles nous rattrape !!!

Le versant oriental de ce col permet d’arriver rapidement à Roncevaux (952m), porte de la forêt d’Iraty. Là, nous retrouvons Jean Rémy de Bedous, un copain de Pierre, mais que Barrus ne connaît pas (en fait, lors des préparatifs de cette aventure, il était des nôtre pour cette traversée, mais suite à son périple de quatre semaines, d’Alsace jusqu’à la mer Morte en vélo de route, il a renoncé à repartir une seconde fois en quelques mois). Comme il fait froid et que nous sommes sous la pluie, les présentations et salutations sont rapides !!! Pierre hésite à faire étape ici, Barrus moins gelé, veut bien continuer et Jean Rémy, propose de traverser la route pour casser une croûte à sa voiture : « tiens, bois un coup, du rouge de Navarre, ça peut que te faire du bien »… Le décor est planté, Barrus enchanté de la rencontre, mais Pierre ne veut pas s’attarder… On sort la carte et, si on roule bien, en coupant plein ouest comme le topo de Veron ou celui de Peyo, il suffit de suivre le G.R 11 par une piste pour rejoindre Fabriqua de Orbaizeta. On se remet donc rapidement en route et il nous suffira d’à peine 1h pour arriver à l’Auberge de Mendilatz, sur la route de l’Embalse de Irabia vers 18 H 30. C’est là que l’on réalise que nous venons de parcourir aujourd’hui 2400m de dénivelé positif !!!!

La traversée des Pyrénées en VTT

La bonne surprise, c’est que Jean Rémy s’est occupé de tout pour ranger les VTT, confirmer à l’accueil la chambre, donc, on ne perd pas de temps et la douche chaude sera du bonheur. Notre compagnon d’étape devait aussi rouler un peu avec nous, un jour ou deux, mais à cause de la météo peu engageante, il n’a pas porté son VTT, mais il est tout de même venu pour nous encourager !!!
Nous prenons ensuite un super apéro-tapas préparé par Jean Rémy autour de deux bouteilles de Vino Tinto de Navarra, chips, calamar… tout en échafaudant des plans pour les deux étapes suivantes, car nous devrons contourner par le sud certains cols trop enneigés. Vers 20 H 30, nous descendons dîner en passant par le bar boire une bière pour nous réhydrater et passer un très bon moment à table après cette énorme étape.

Étape 3: Fabrica de Orbaitzeta – Isaba

Bonne petite grasse matinée, il nous fallait bien ça après l’étape d’hier, puisque nous ne pouvons déjeuner qu’à 8 H 30. Bien entendu, la météo reste pluvieuse, le ciel est couvert de nuages bas et les températures toujours plus fraîches, mais on a le moral, grâce notamment à la soirée d’hier et aux perfusions de Vino Tinto du Dr Jean Remy !!!

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On démarre entre deux averses pour remonter cette belle route d’accès au lac d’Irabia. Ensuite, le contournement du lac par le sud, sur un petit mono trace, malgré des passages humides très glissants, est un régal et nous sommes contents d’être sur les vtt. Nous poursuivons ensuite sur une belle piste forestière, mais à partir de là, le ciel a décidé de nous tester pour voir si nous pouvions résister aux éléments les plus redoutables sur un vélo. Après une averse diluvienne et le vent froid, on essuie une bonne averse de grêle peu avant d’arriver aux « casas de Irati ». Barrus se demande même un instant ce qui lui tombe sur le casque. On en profite pour s’abriter sous un auvent et manger un sandwich.

Une éclaircie nous donne le courage de repartir sur une courte portion de route, puis nous empruntons à gauche une piste roulante. Nous la suivons le long d’un très beau vallon en versant nord de la Sierra de Abodi, au milieu d’une hêtraie aux couleurs de l’automne et le brame du cerf : grandiose. Une biche nous traverse juste devant les vélos, un martin-pêcheur survole furtivement le ruisseau, et nous, on se régale de ce spectacle… mais comme nous continuons à monter, la bruine se transforme en neige dans les 200 derniers mètres d’ascension.

Les flocons se font de plus en plus épais et denses… Nos vêtements comme les arbres blanchissent lorsque nous sortons au Collado d’Ollokia à 1326m. Et là, bonne surprise, la voiture de Jean Remy « Qu’est-ce que vous prenez ?». On rigole un bon coup d’être là tous les trois, on boit un gorgeon de Tinto de Navarra, accompagné de deux carrés de chocolat, histoire de recharger les batteries façon Dr Transfusion. Jean Remy, aux petits soins, offre même son blouson Gore-Tex –« te casse pas la gueule, il est tout neuf, c’est sa première sortie »-à Pierre pour pas se congeler dans la grande descente.

La traversée des Pyrénées en VTT
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Sans tarder, on se lance sur cette route au milieu des flocons, à tout juste 50km/h pour Pierre sans lunettes et donc gêné par les flocons, et à 60km/h pour Barrus grâce à ses lunettes transparentes, un grand moment !!!

Nous terminons l’étape sur le goudron, en bifurquant vers l’Est pour passer un petit col qui nous basculera sur Isaba, terme de la journée vers 15h. On s’installe à l’Hôtel Txiki, contents de terminer tôt pour essayer de se réchauffer et de faire sécher nos vêtements et chaussures.
On sait, vu la neige qui tombe dès 1200m, que demain, on ne tentera pas de passer, comme prévu, par le Col de Petrafitxa (1958 m) et de rejoindre Candanchu. On décide donc de se préparer un itinéraire un peu plus « sud » mais il nous manque les cartes.
Jean Remy nous quitte vers 16h pour rentrer sur Bedous en nous proposant de nous trouver des infos et topos sur internet… C’est l’assistant idéal !!! Un grand merci, grâce à lui nous gardons le moral au plus haut pour continuer. Du coup, on en profite alors pour faire 2h de sieste… en méditant sur la phrase du jour de Jean Remy, habitué au long périple en cyclotourisme : « De toute façon les gars, au bout de 15 jours ensemble, soit on s’engueule, soit on s’enc…. ».

Étape 4: Isaba – Aisa

C’est la fête ce matin, car tous nos vêtements sont secs, surtout nos chaussures pour la première fois depuis le départ, et en plus, il fait beau….

Par contre, lorsque nous démarrons, à 8 h 30, le thermomètre affiche 2° ! On se lance vers le nord quelques kilomètres pour bifurquer vers l’Est, et remonter dans une petite vallée, au pied du versant nord de la Sierra de Arrigorrieta qui nous mènera à Zuriza en passant par le Puerto Navarra (1295m).
On remarque que la neige tient bien dès 1600m, avec même nous semble-t-il une bonne épaisseur vers 2000m en versant nord.
Donc, pour aujourd’hui, on contournera les massifs de la Peña Forca et du Visaurin par le sud, et non par leur versant nord, comme initialement prévu. De Zuriza, on plonge dans une petite vallée descendante, mais encaissée où ne perce pratiquement pas le soleil vers Anso. Là, on se précipite dans un bar prendre un café chaud et quelle surprise : la première page de l’Alto Aragon, le quotidien local, montre une photo de cette neige précoce, mais abondante, 15 cm, disent-ils, tombés à Candanchu !!! Pas de regrets donc….

On se remet en selle, toujours par la route direction Hecho, mais seulement jusqu’au Puerto de Anso (1075m). Là, nous empruntons, tout en descente, d’abord une superbe piste caillouteuse, puis un monotrace technique balisé G.R15, jusqu’à la sortie sud de Hecho. D’ailleurs, lors de cette descente, entre les dalles tranchantes et les épineux, Barrus connaît sa première crevaison de la traversée.

Nous poursuivons donc maintenant en collant au topo espagnol, pour filer vers le sud et virer vers l’est puis le nord en direction du village de Urdues. Peu avant ce hameau, nous empruntons une piste jusqu’à la chapelle de Bitxen de Catarecha puis à cause de la pente et du sentier très caillouteux, nous devons monter en poussant les VTT jusqu’à un col (1181m).

La traversée des Pyrénées en VTT
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La descente commence par une piste technique, puis un monotrace, pour finir par un sentier jonché de broussailles qui finira par complètement disparaître. Du coup, on termine jusqu’à Aragues del Puerto, soit en portant le vélo à bout de bras dans une sorte de barranco sec, soit en poussant à travers d’anciens champs au milieu de genêts assez denses : le top !!!

Une fois dans ce village, on en profite pour téléphoner à nos compagnes, qui, ce soir, devaient normalement nous rejoindre à Candanchu, mais suite à notre option sud, on décide de tous se retrouver à Aisa. Pour nous, le reste de l’étape, d’Aragues del Puerto à Aisa, se déroule sur une très tranquille petite route de montagne. D’ailleurs ce n’est pas plus mal, car aujourd’hui, Barrus souffre des tendons d’Achille, une douleur récurrente qu’il connaît bien et qu’il attribue cette fois-ci aux excès de Tinto de Navarra… !!!

Lorsqu’on arrive à Aisa, vers 17 h 30, on s’installe à l’Auberge du Village d’où la vue sur les pics d’Aspe est splendide. Mais on révise quand même les VTT et on s’aperçoit que Barrus à une seconde crevaison, à la roue arrière ce coup-ci !!!

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Étape 5 : Aisa – Biescas

Le soutien et les encouragements de nos enfants et de nos compagnes ont bien remonté notre moral. Le beau temps semble s’installer, la neige fondre donc tout va pour le mieux ce matin… De plus, en passant par Bedous hier soir, Christine a récupéré chez notre assistant transfuseur et maintenant routeur Jean Rémy, un topo qui, d’Aisa, doit nous mener à Biescas !!!

Au moment de se mettre en route à 8 h 30, Pierre trouve sa roue arrière crevée : Barrus 2 – Pierre 1 ; crevaison bien sûr !!! On abandonne nos proches que nous retrouverons, si tout va bien, qu’au retour de Banyuls.

Nous attaquons la journée en poursuivant vers l’est, sur cette petite route d’Aisa vers Borau puis Villa Juanita. De là, le G.R parallèle à la N.330, nous mène rapidement à Castiello de Jaca où nous avalons un petit sandwich au bar du village après avoir traversé la nationale reliant Jaca au Somport.

Nous repartons pour remonter vers l’est la vallée de la Garcipollera en empruntant d’abord une petite route forestière, puis, près du croisement de Villanovilla, suivre une piste très agréable et ascendante par Asin, Larrosa jusqu’à un col côté 1408 m.

La traversée des Pyrénées en VTT
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Toujours en suivant cette splendide piste, on commence une descente très roulante sur Isin : un vrai régal ! Une fois dans la vallée, on hésite à monter sur Acumuer, pour couper ensuite vers l’est comme le G.R 15, directement vers Biescas (à vérifier, mais si cette solution passe, alors cette variante s’avère très intéressante). Comme on doute de pouvoir passer en VTT, on reste pépère en suivant l’itinéraire du topo espagnol.

Du coup, on descend vers le sud une petite route puis piste qui nous mènera à Sénégué, et de ce village, on remonte vers le nord, par un autre G.R 15 sur Biescas. On s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond, c’est le cas de le dire, sur la roue arrière de Barrus… Soit voilée suite à un choc et là pas évident, soit des rayons à revoir, mais on décide de s’en occuper ce soir, car on commence à avoir faim. Le problème, c’est que nous ne trouvons pas de quoi casser la croûte entre Isin et Biescas dans tous les petits hameaux que nous traversons, pourtant, c’est dimanche…. Du coup, la fringuale nous guète, la fatigue pèse, les jambes deviennent lourdes et Barrus souffre énormément des tendons d’Achille, mais enfin, à 17 h 00, on arrive à l’étape à Biescas pour nous jeter dans le premier bar et déguster un gros sandwich chacun !!!

On passe ensuite une petite heure à écumer les hôtels et pensions du village, tous fermés le dimanche soir pour heureusement, trouver une chambre chez l’habitant et une pizzeria qui ouvrira en soirée.
Après la lessive et une petite sieste, on parlemente sur l’option du lendemain. Soit par facilité on remonte par la route vers Cotefablo puis Broto, soit, bien plus esthétique et passionnant, on suit le topo de Veron par Panticosa, portage par le Col de Tendenera puis superbe piste vers Bujaruelo puis Torla. C’est à Barrus de prendre la décision, car handicapé par ses tendons, il est évident que de continuer en souffrant ne devient plus une partie de plaisir….
« La fin de journée en fond de vallée nous a pesé sur le moral, donc il faut nous relancer par une belle étape de montagne » en conclu Barrus !!!

Étape 6 : Biescas – Torla

Pour notre première journée de portage et de haute montagne, le temps est superbe… on démarre vers 8h30 par les quelques 15 km de route en direction du Nord, de Biescas vers Panticosa. Hier soir, fatigués et la tête ailleurs (dans les tendons d’Achille pour Barrus, et lessive pour Pierre), nous n’avons pas regardé la roue arrière de Barrus, mais ce matin, sur route, c’est évident qu’elle est de plus en plus voilée et qu’il va falloir, ce soir sans faute, se pencher dessus !!!

Après un petit casse croûte dans un bar de Panticosa, plus 2 sandwichs à emporter pour plus tard, on attaque la piste du Vallon Nord de la Peña Tendeñera. Magnifique vue à l’Ouest sur la Peña Colorada, et piste très sympa par une si belle journée. On arrive tranquillement, vers 1600 m d’altitude à l’endroit ou l’on doit abandonner la piste pour attaquer le sentier et ses 650 m de dénivelé positifs jusqu’au Col de Tendeñera à 2330 m.

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Barrus attaque directement la sente en poussant le VTT pour sortir au-dessus du premier ressaut, alors que Pierre choisit d’installer sa machine sur le sac à dos dès le départ de la marche.
Une fois arrivés à cet abri, surprise de Pierre qui trouve Barrus, assis sur un caillou, les deux chevilles dans le ruisseau pour refroidir ses tendons !!!

On repart ensemble, chacun son VTT sur le sac, pour avaler non-stop les 400 derniers mètres de montée.

La traversée des Pyrénées en VTT
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Arrivée au col, toujours sous un magnifique soleil, pause casse-croûte devant ce superbe panorama : Vignemale, Monferrat, Tapou, Gabietous, Néouvielle, Pic long, Ordesa, Mont Perdu et on repère même l’entaille du Canyon de Lapasoza qui descend de Boucharo vers Bujaruelo !!!

On décroche les VTT du sac pour attaquer la descente en poussette, voir en roulant sur le premier haut plateau, mais ensuite… « Descente aléatoire » écrit Ughy des varouler.com dans son récit de leur traversée en 2007, et Véron, dans son topo, ne s’attarde pas, comme quoi !!! On trouve bien un sentier qui continue à flanc, mais rien qui plonge en direction de la cabane, que nous apercevons au fond de la vallée, ou démarre la piste pour Torla !!!

La traversée des Pyrénées en VTT

Or, il y a des barres rocheuses en dessous de nous, mais, par rapport à notre carte 1/50.000, altimètre et boussole, il faut plonger par là !!! On décide de poser les VTT, Barrus monte sur un point haut pour essayer de voir en contrebas d’où vient le sentier, pendant que Pierre s’engage dans une goulotte, tester un passage… « on va pas dormir là donc ça va passer par là » confirme Pierre à son retour !!!

La traversée des Pyrénées en VTT
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Entre le canyoning, la désescalade et la glissade, quelques lacets nous mettent hors de danger puis longue descente dans des pentes herbeuses moins pentues jusqu’à la piste.

Vient ensuite le plaisir du jour : 12 km de rapide descente (pour Pierre surtout, car Barrus, avec sa roue voilée, ressemble plus un danseur de Pasodoble !!!) sur piste jusqu’au bas du vallon de San Nicolas de Bujaruelo, puis route jusqu’à Torla dans un décor grandiose : les murailles d’Ordesa. En entrant dans le village, comme nous passons devant la Maison du Parc, nous nous arrêtons pour demander si, demain, il est possible de passer par la piste du Col de Diazas. La dame nous informe que cette piste est hors des limites du Parc, et que sa réglementation dépend des Mairies de Torla et Fanlo.
Nous faisons étape au Gîte Lucien Briet, en commençant par une bonne bière (la première pour Barrus depuis trois jours à cause de ses tendons qui peut être que l’alcool…..bref ça fait du bien alors, on en commande une seconde !!!!) puis séance mécanique. Il y a une dizaine de rayons de la roue arrière de Barrus complètement desserré !!!
On termine la soirée par une grosse séance lessive.

Étape 7: Torla – Plan

À priori, c’est une journée 100% route, mais après notre discussion d’hier soir avec la dame du Parc d’Ordesa, Pierre commence à gamberger… Pendant notre petit déjeuner, on décide, comme mise en route, d’aller voir le départ de la fameuse piste du Col de Diazas et ses panneaux d’interdictions !!! Nous sommes prêts à 8 h 30, il fait grand beau, mais froid, 5° au compteur, ce qui nous encourage, surtout Pierre, à passer par Diazas mais Barrus reste sceptique… En fait, 2 Accompagnateurs Montagne (dont 1 qui réside à proximité) en train de ne pas respecter une norme de protection d’un Parc National, c’est un peu trop gros !!! On discute sur les vélos sans quitter Torla, les infos que nous avons d’internet sont des rumeurs (amendes de 300€ ; Guardia civil ….) et surtout, Pierre, tout d’un coup, s’en veut de ne pas s’être renseigné auparavant et veut savoir le fin mot de l’histoire… Barrus bien entendu, veut rouler par Diazas et ses 1000m de dénivelé si on a une autorisation, mais dans sa tête, il a programmé cette journée comme récupération pour ses tendinites, car de Torla, via Fanlo et Escalona, à Plan, c’est du roulant !!!!

On attend l’ouverture de la Mairie de Torla, qui d’après un employé municipal de la voirie ouvre à 9 h 00, mais à 9 h 10, des voisins et la factrice nous confirment l’ouverture à 10 h 00 donc… On prend la route, à grands regrets pour tous les deux, vers Broto puis Sarvisé. Dans ce dernier village, avant d’attaquer la montée sur Fanlo, on fait une pause-café sandwich, et Pierre en profite pour récupérer dans l’annuaire les 2 numéros de tel des mairies de Torla et Fanlo… aucune ne répond et il est 10 h 15 !!!

On repart vers Fanlo par la route, seule difficulté du jour, 650 m de dénivelé sur 10 km. Arrivée à Fanlo, et quelle bonne idée, on décide de boire un coup au bar de Las Eras, coin sympa l’été après le canyon du Gloces…

La traversée des Pyrénées en VTT

On commence à discuter avec la patronne, 3 autres types terminent leur casse croûte, et on a l’info que la mairie de Fanlo n’ouvre que le mercredi matin. Mais coup de théâtre, un des messieurs présent dans le bar, est le Maire de Fanlo : Horacio. Maintenant les choses sont claires : comme la piste n’est pas dans le parc mais en limite, elle dépend uniquement de la commune de Torla (pour sa partie Ouest, de Torla à la Punta Acunta), et celle de Fanlo (en gros de la Punta Acunta à Nerin) et, elle est soumise à une réglementation particulière interdisant la circulation de tout véhicule à moteur sauf dérogation. Pour les VTT, ne peuvent passer, que des individuels en petits groupes de 2 à 3 VTT maximum, et surtout sans sortir le vélo de la piste même en le poussant. Le Maire ajoute que d’après une loi de la Diputacion de Huesca, nous ne pouvons pas, en tant qu’individuel vététiste et, surtout si par politesse nous prévenons les mairies par téléphone, être verbalisé tant par les gardes du Parc d’Ordesa que par la Seprona (Guardia Civil Protection Naturaleza)…que de regrets mais un autre jour on reviendra !!!

Nous repartons par le fond du canyon d’Anisclo en sens interdit (on ne fait pas quand on a le droit et on fait quand on n’a pas le droit…  va comprendre !!!) plein pot pour une pause repas à Escalona. Là, on décide de ne pas remonter par la route jusqu’à l’entrée de la Vallée de Plan-Gistain mais par une piste que suit le G.R 19 du pont de Laspuña jusqu’à Lafortunada.

La traversée des Pyrénées en VTT

A Badain nous devons traverser le rio avec le vélo sur le dos, puis nous suivons la route jusqu’à Plan, avec quelques bonnes sueurs froides sans éclairage dans les tunnels, terme de cette étape sous un ciel de plus en plus orageux.

Étape sympa et familiale à l’Hôtel Mediodia de Plan et grosse séance massage pour Barrus sur ses œufs de pigeons aux tendons d’Achille !!!

Étape 8: Plan – Hospital de Benasque

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Pas super temps ce matin, le ciel est très couvert de nuages bas, température vers 4° et un petit vent de nord nous glace dès les premiers tours de pédales mais heureusement il ne pleut pas. L’ascension vers le Col de Sahun (1905 m) longue de 13 km pour 800 m de dénivelé se fait par une superbe piste forestière. On se régale du panorama environnant avant d’attaquer la géniale descente sur piste rapide puis caillouteuse jusqu’à Villanova où nous prenons un café chaud accompagné d’un petit sandwich.

Suivent 2 km de route jusqu’à Eriste puis une superbe piste rive gauche nous mène à Venasque. Nous nous arrêtons pour manger, au chaud, un platos combinados après un passage par une pharmacie pour acheter du paracétamol car on couve tous les deux un rhume !!!
L’office de tourisme fermée, on trouve quand même le téléphone du Refugio-hôtel de Venasque pour s’assurer de ne pas monter pour rien afin de passer la nuit là haut.

On se remet en selle pour 5 km de route, sous un fort vent de face, avec Barrus qui bas des records de souffrance aux tendons, et Pierre réchauffé, prend la tête pour protéger son équipier… Enfin, nous prenons, toujours rive gauche du Rio Esera, une bonne piste à l’abri du vent jusqu’aux Banos de Venasque.

La traversée des Pyrénées en VTT

Mauvaise ou bonne surprise en arrivant : le Refugio de Venasque adossé au vieil Hôtel 2* que Pierre connaissait il y a 4 à 5 ans ont, tous deux, laissé place à un superbe 3*, véritable musée du Pyrénéisme !!!
Comme on n’a pas le choix, on casse le budget pour s’installer dans une splendide chambre avant de descendre au bar prendre une bière. Barrus, passionné de Pyrénéisme, prend la pose avec le Baron de Lassus et se régale du musée expo de l’Hôtel.

En soirée, les averses de pluie s’intensifient, les températures se rafraîchissent encore un peu et la météo internet donne pour cette nuit une limite pluie neige vers 1800 m… Super nouvelle sachant que nous nous trouvons à 1700 m et que demain, nous devrons passer à 2470 m par le Port de la Picade !!! On cogite un peu pendant le repas, mais sans élaborer de plan B, on verra demain, il fera jour…

Étape 9: Hospital de Benasque – Bagergue

Dès le lever du jour, le décor de la journée est planté : la neige, tombée cette nuit, tient au sol dès 1900-2000 m d’altitude, soit pas loin au-dessus de nous, et surtout, on calcule rapidement que nous devrons marcher 400 m de dénivelé en tennis (avec cale pour Pierre) dans la neige… mais le ciel clair et cette robe blanche sur la Maladeta nous offre une ambiance féerique !!! Malgré tout, le cumul n’a pas l’air important et on doit pouvoir passer sans risque.
Comme d’habitude, les petits déjeuners ne commencent pas trop tôt versant sud, mais ce matin, c’est un buffet grandiose qui nous attend ! Cet énorme gueuleton dans ce cadre 3* très chaleureux nous donne du courage, voire de l’excitation, pour la belle journée qui nous attend….

La traversée des Pyrénées en VTT

On démarre à 8 h 45 et nous roulons les 3 km sur la petite route en direction du Forau de Aiguallut juste pour nous échauffer. Au départ du sentier du Port de la Picade, nous chargeons rapidement les vtt sur les sacs à dos afin de ne pas nous refroidir et dès 1950 m, nous foulons la neige. Le ciel voilé laisse la place à un grand bleu magnifique.
Au sol, alors que le manteau neigeux s’épaissit à une dizaine de cm vers 2250 m, Barrus nous traite de fous. Nous arrivons, après 1 h 15 de marche non-stop, au Port de la Picade (2470 m) avec un fort vent d’Est glacial et les pieds trempés.

La traversée des Pyrénées en VTT

Mais, sur le versant oriental du col, le brouillard montant laisse Pierre perplexe. Barrus connaît l’itinéraire jusqu’à Artiga de Lin, donc malgré le sentier sous la neige et le risque de se retrouver dans la purée de pois, on attaque la descente sans même poser nos sacs pour souffler. Rapidement, le brouillard se dissipe et la neige au sol, moins abondante sur ce versant Est, se raréfie. On fait donc une pause sur le plateau vers 1900 m pour détacher les vélos du sac, rouler 100 m puis pousser jusqu’à Artiga de Lin !

Nous dévalons les 10 km de route jusqu’au pont d’Arros à plus de 60km/h, la faim nous prend et les sacs sont vides. Après des « Cannellonis de la Abuela » vite avalés, nous attaquons la seconde difficulté du jour, l’ascension du Col de Varados sur 18 km et 1100 m de montée, d’abord sur une petite route tranquille, puis une piste facile. Seule difficulté, les cannellonis font l’ascenseur dans nos estomacs, mais on résiste !!! Barrus fait une pause gonflage, il suspecte une crevaison lente…

Au col, sous le regard voisin du Maubermé, un isard solitaire nous observe. Le ciel couvert voire menaçant en cette fin de journée nous oblige à ne pas nous attarder. Superbe descente sur cette piste roulante jusqu’à Bagergue juste interrompue par un chevreuil surpris de nous voir arriver si vite.

C’est avec 45 minutes de retard, vers 18 h 15, que nous arrivons au rendez-vous avec Gégé, un ami de Barrus mais aussi bon blagueur, pour le dernier ravitaillement prévu de notre traversée. Petite séance graissage, échange de cartes et notes pour la seconde partie, linge propre, puis on s’engouffre boire une bière dans l’Hôtel que Gégé a choisi pour nous ; l’Hôtel Seixes… Tout un programme !!!

La traversée des Pyrénées en VTT

Étape 10: Bagergue – Ribera de Cardos

Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons à un superbe levé de soleil sur la Maladeta, alors que la journée s’annonce très belle. Après, encore une fois, un excellent petit dej 3*, alors que nous sommes prêt à partir, la patronne de l’hôtel, nous propose de regarder dans sa lunette grossissante un cerf en train de bramer. Super accueil !

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À presque 9 h 00, nous nous mettons en route pour attaquer la piste qui monte au Pla de Beret, puis de là, une piste de rêve sous les couleurs de l’automne, nous mène au Refuge de Mongarri.

La traversée des Pyrénées en VTT
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Toujours guidés par Barrus qui a déjà fait ce tronçon il y a quelques années, nous poursuivons cette très longue piste jusqu’à son terminus en amont d’Alos de Isil, puis route descendante jusqu’à Esterri d’Aneu (948 m), où, affamés par l’heure tardive, nous avalons 2 gros sandwichs chacun.
Nous remplissons nos réserves d’eau pour attaquer l’ascension du jour : une longue piste de 1100 m de dénivelé !!! Nous décidons de ne pas poursuivre vers le sommet du Montcaubo (2290 m) d’où la descente n’est pas très aisée en VTT, mais de continuer vers le col de Campirme (2024 m) d’où l’on pense trouver une piste pour rejoindre plus bas le G.R 11 puis Estaon… Le topo de Veron donne au col un G.R 11, invisible sur les cartes 1/50.000 ainsi qu’à proximité du col !!!

Pas grave, on trouve une vieille piste, direction sud-est, que Pierre s’empresse de suivre, un régal car celle-ci se transforme en un sentier couvert de branches basses !!! « Mono trace de légende » pour Pierre, voire « la meilleure descente de la traversée ».

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Derrière, plus septique, Barrus sent le guet-apens : « personne n’en parle de ce sentier, ni les topos, ni les cartes et il paraît abandonné…mais bon, il faut descendre » On continue quand même, puis vers 1700m, plus rien !!!

Impossible de descendre au travers des genêts dans la combe à gauche, donc, comme on devine les granges en dessous de nous à 1480 m, on décide de continuer à descendre dans la sapinière, très pentue mais dont le sous bois est propre au départ !!!

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Après avoir croisé les restes d’un chevreuil, nous suivons des sentes animales en retenant le vélo, puis nous sortons assez rapidement aux Bordes de Nibros (1480 m) vers 18 h 00.

Ensuite, nous poursuivons le mono trace du G.R 11 vers Estaon, puis la route jusqu’à Ribera de Cardos. Nous choisissons de faire étape, sans trop chercher, car nous sommes fatigués et impatients de se poser. Nous choisissons l’Hôtel Cardos. Encore une fois, quelle bonne surprise : la patronne nous propose de garder nos VTT dans la boutique attenante, à la fois magasin de souvenir et d’antiquités !!!
La décoration de l’hôtel est invraisemblable, extrêmement chargé, avec beaucoup de vieux meubles, tableaux, vitrines de collections diverses, lustres délirants… Nous remarquons aussi que les trois dames ou sœurs qui tiennent l’hôtel ainsi que certaines autres clientes sont chaussées de bottes de cuir !!! Barrus commence à délirer sur la soirée à venir…
Nous passons un bon moment à table, avec des plats sympas et pour une fois, sans frites, dans une salle à manger délirante…

Étape 11: Ribera de Cardos – La Seu d’Urgell

Aujourd’hui, grasse matinée pour cause de petit déjeuner à 8h30, les Catalans ne sont pas des lèves tôt, et pour nous, ce n’est pas plus mal vu les grosses étapes de ces jours-ci !!!
Nous démarrons à 9h15 avec un grand ciel bleu, température proche de 3° et dès le départ, un froid de canard accentué par un début d’étape sur une route descendante.

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À partir de Tirvia, nous attaquons la longue piste montante pour le Col de So (1914 m) puis le Col de Bedet (1950 m). De là, nous suivrons de superbes pistes en légères descentes en passant par la chapelle de Santa Magdalena (encore une séance pompage pour Barrus…) puis faux plat montant jusqu’au refuge de Sant Joan de l’Erm, où nous cassons la croûte, en terrasse. Malgré la présence, en ce début de week-end, de nombreux 4×4, quads et motos trials, nous nous régalons de cette région forestière aux couleurs de l’automne.

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Toujours par de très belles pistes, nous poursuivons vers les cols de Pou puis de Jou avant d’entamer une très longue descente sur la Seu d’Urgell face à la Sierra de Cadi, au programme de demain…

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Alors que nous rejoignons une petite route à proximité de la Seu, nous rallongeons un peu l’itinéraire par l’Est afin de ne pas entrer dans cette grande ville, et, nous positionner dès ce soir sur le départ de la longue ascension de la Sierra de Cadi. Cependant, nous rencontrons un autre vététiste qui nous confirme que nous ne trouverons rien pour dormir d’ici plus de 20 km, ce qui nous force à renoncer et entrer vers 17 h 30 dans la Seu d’Urgell au milieu de la circulation. Sur les « Ramblas » locaux, nous tombons, au milieu d’un mariage, où, quelques joyeux lurons festifs demandent à Barrus de poser devant photographes et cameraman… Aussitôt, Barrus sur un ton ironique, propose plutôt de poser avec « las chicas », toutes en robes de cérémonies aux dos nus !!! Aïe aïe aïe, sortons vite de ce traquenard… avant de devenir les bouffons du jour !!!

La traversée des Pyrénées en VTT
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Après avoir tenté notre chance dans deux hôtels plutôt classes, nous repartons à l’entrée ouest de la Seu dans un hôtel peu recommandable. Le patron nous fait plus penser à un mafieux qu’à autre chose, son serveur du soir, une caricature de rank xerox nous assène de politesses exagérées et décalées par rapport aux lieux, ce qui nous embarrasse encore plus, voire provoque notre fou rire. On trouvera à même le sol dans notre chambre, une chaîne hi- fi (tombée du camion) à moitié démontée, mais on se plaindra de rien !!!

Étape 12: La Seu d’Urgell – Baga

D’une part, la journée s’annonce grise, voire pluvieuse, et d’autre part, le patron de l’hôtel, malgré nous avoir promis un petit dej à 8 h 00, n’ouvre boutique qu’à 8 h 30… On avale donc, toujours sans se plaindre, une petite tasse de café avec un morceau de pain sec pour quitter rapidement ces lieux inhospitaliers !!!

Au programme ce matin, une longue ascension de 800 m de dénivelé depuis la Seu d’Urgell (691m) sur une petite route vers le col de la Gent (1518 m) pour contourner la Sierra de Cadi (2567 m) par son flanc ouest. Nous démarrons sans pluie, mais l’humidité de la nuit nous glace. Après quelques kilomètres effectués pour se réchauffer, Barrus se décide enfin, au bout de trois jours de regonflage de « sa crevaison lente », de changer sa chambre à air. Dans les derniers hectomètres avant le col, un autre vététiste nous prend en chasse, en danseuse, pour nous dépasser avant de basculer dans la descente. Barrus, à cause de sa tendinite, reste au même rythme pépère, mais Pierre résiste en accélérant, puis à son tour, donne tout pour le devancer au final !!!

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Nous descendons vers Fornolls sous une grosse averse, nous décidons donc de nous y arrêter, prendre une boisson chaude et manger un sandwich dans l’unique restaurant du village. On est vraiment sceptique sur le reste de la journée, l’itinéraire, la météo, l’étape…

La pluie se calme lorsque nous repartons, mais nous choisissons de rester sur ces petites routes et de poursuivre vers Tuixen (étape possible) puis Josa, magnifique village perché sur un piton rocheux et niché sur le flanc sud de la Sierra de Cadi. Dans ce dernier hameau, pas d’hébergement possible, alors malgré la pluie et le froid, nous décidons de nous lancer vers la seconde difficulté du jour. Cette ascension de 400 m sur une piste doit nous conduire au Col del Collell (1845 m) puis de Torn (1920 m), point haut de la journée. Mais cette piste s’avère vite beaucoup trop pentue, ce qui nous oblige à pousser les vélos sur 4 km et 400 m de dénivelé environ. À ce moment-là, la pluie se calme.

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Dommage que les nuages bas nous cachent la vue, car nous nous trouvons nichés entre, à notre gauche, la Sierra de Cadi (2576 m), et à notre droite, l’emblématique Pedraforca (2497 m). Alors que nous nous couvrons pour attaquer notre descente et que nous mangeons nos dernieres vivres de course, arrivent, en VTT, 2 catalans. Ils remarquent aussitôt notre chargement et nous félicitent d’effectuer la «Transpyrénaïca».

Nous profitons pleinement de cette longue et belle descente, ponctuée de petites pauses contemplation, sur piste, d’abord à flanc dans des estives, puis en sous-bois pendant deux bonnes heures.

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Nous ne passerons pas comme le parcours de Véron par Gisclareny, mais un peu plus au nord, en suivant le topo espagnol, par une piste forestière via le Col de l’Abena (1460 m). Cette descente sur la piste nous amène pratiquement jusqu’à Baga (786 m), terme de notre étape.

Nous sommes ce soir, après cette rude journée humide, très satisfaits d’avoir rallié notre objectif. La chambre de l’hôtel, simple et très sympa, mais avec un radiateur, nous permet de faire sécher vêtements et chaussures.

Étape 13: Baga – Ribes de Freser

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Contents de se réveiller devant un super ciel bleu à peine voilé de cirrus, nous avalons un énorme petit déjeuner très varié. Cela tombe bien, car de Baga (786 m), jusqu’au Col de Pal (2080 m) la matinée sera bien occupée… pas moins de 1300m de dénivelé positif !!!

Après un arrêt épicerie pour reconstituer nos réserves en produits énergétiques pour la journée, nous roulons sur une petite route tranquille. Ensuite, nous empruntons une bonne piste, jusqu’au Col de la Gavarra (1620 m) puis aussitôt arrive le Refuge de Rebost (1640 m) après 900 m de montée quand même. Bien que le refuge soit fermé, nous nous installons en terrasse pour faire un bon casse-croûte et lire les panneaux d’infos. Nous remarquons, surpris et amusés, que les canettes de coca achetées ce matin même à Baga, proviennent de Pologne…

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Encore 500 m de montée et nous serons au point haut de la journée, le Col de Pal (2080 m).
Nous repartons donc, cette fois-ci par une piste plus raide, mais roulable, vers le Col de la Bofia (1960 m), où nous retrouvons la route pour les derniers hectomètres de montée. Alors que nous nous trouvons à vue du col de Pal, Barrus s’arrête soudainement pour une petite séance Turista en contrebas de la route. On se remet en selle… 50 mètres, puis c’est au tour de Pierre. On rigole un bon coup sur le coca Polonais, mais on ne se refroidit pas et on repart rapidement pour terminer l’ascension jusqu’au Col de Pal !!!

Là, nous laissons l’itinéraire de Véron (qui monte vers un sommet herbeux en poussette), pour encore une fois suivre le topo espagnol et se régaler de pistes techniques (en gros sous la télécabine) et monos traces balisés VTT sur la station de ski de la Molina, sous un soleil généreux. Nous passerons même sur des parcours et des modules d’un bike — park, avant de contourner le lac réservoir des canons à neige au pied des pistes où nous récupérons la route pour remonter un petit peu jusqu’au Collado del Pedro. Petite pause en cours de montée pour la seconde «Turista» de Pierre, qui commence à se demander s’il va survivre à l’épreuve Polonaise !!!

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Arrivée au Collado del Pedro (on y retrouve l’itinéraire de Véron), nous suivons une piste qui traverse un plateau pour nous mener au Collado de Toses, d’où une piste nouvellement goudronnée comme un billard, nous descendra en un éclair à Toses. Là, nous avalons sans faim un sandwich, ce qui vaudra à Pierre une troisième Turista, et à Barrus, un petit sourire en coin du genre, « Moi, tout va bien !!! ».
Du coup, au lieu de varier la fin de l’étape entre piste et petite route, nous choisissons de ne pas trop prendre de risque pour nos estomacs et de continuer à descendre sans effort cette jolie petite route directement jusqu’à Ribes de Freser (920 m) où nous arrivons vers 16 h 45.
Ce soir, nous faisons étape à l’Hôtel San Anton, sorte d’énorme bâtiment des années 40, où travaillent trois générations (la quatrième dans les couffins) de la même famille et une nuée d’employés, tous très sympas et conviviaux !!!

Après la douche, comme ce soir, nous sommes arrivés tôt, nous décidons de sortir en ville boire un coup pour nous dégourdir les jambes. On tombe sur un bar tranquille : deux filles russes trop aguicheuses et provocantes avec leur Marlboro, un papi au bord de l’étouffement à cause de son cigare, un patron peu loquace, certainement gêné par le barreau de chaise qu’il fume, un jeune occupé à jouer à une machine à sous mais aussi à surveiller les deux filles entre deux bouffées de cigarette, deux autres types, dans leur journal, qui lève seulement la tête pour téter soit le mégot, soit la bière, et nous, accoudés au comptoir, à la fois badauds, spectateurs ou acteurs quand il s’agit de reprendre une tournée de pression tellement la première fut vite avalée… bref un bar de quartier typiquement espagnol !!!

Étape 14: Ribes de Freser – Maçanet

Ce matin, à trois jours de la fin, le temps est vraiment au beau, le moral aussi… On décide de ne pas suivre le topo de Véron, mais plutôt un itinéraire un peu plus Nord et plus VTT par le Collado Verde, inspiré, encore une fois, par le topo espagnol.

Au programme, nous attaquons par une montée de 700 m de dénivelé. On quitte Ribes de Freser vers 9h00 en direction de Pardines par une toute petite route très tranquille. On est surpris par ce petit village comportant quelques très belles maisons, et surtout très bien restaurées.

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De là, on attaque une piste invraisemblable, parfois en léger faux plat descendant ou montant mais souvent avec des portions tellement raides (jusqu’à 18-20% de pentes) que nous devons pousser les machines !!!
Arrivés au Collado Verde, une longue piste de descente nous attend. Au moment de repartir, arrivent, sur le versant Est, deux catalans à bout de force. Avec des VTT semi-rigides et chargés de 18 kg, ils suivent l’itinéraire espagnol de la Transpyrénaïca !!! Partis depuis 3 jours, ils nous avouent que leurs chargements, plus le fait de camper tous les soirs, ainsi que de ne pas trop rouler en descente les épuisent. Nous avons l’air plus frais qu’eux et ils laissent entendre qu’ils vont abandonner pour recommencer plus «léger» et dormir à l’hôtel !!!

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Nous descendons rapidement sur Abella par cette piste un peu caillouteuse, puis route d’Abella à La Roca pour trouver un petit mono trace sympa jusqu’à Llanars puis route sur 2 km pour arriver à Camprodom. Le casse-croûte en terrasse d’un bar sur la place du village, nous donne l’illusion d’être au terme de l’étape…

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Nous repartons pépères par une piste maintenant goudronnée sur sa première partie en direction de la frontière pour normalement faire étape en France ce soir. Juste sous le Col frontalier de Bernadeille, les 100 derniers mètres de dénivelé raides et accidentés à travers le maquis nous obligent à pousser, voir porter les vélos. L’orage gronde, quelques gouttes se font sentir pour notre retour sur le versant français. Une piste nous conduit rapidement à Lamanère puis par une petite route, nous relions Saint-Laurent de Cerdans à 17 H, terme prévu de la journée.

Là, nous trouvons un village sinistre, avec 3 bars fermés, idem pour 2 hôtels et rien de bien attirant. Pendant que Pierre prépare un goûter acheté au seul commerce ouvert, Barrus sort les cartes et topos….
En cassant la croûte, on décide de continuer en anticipant l’étape de demain et d’aller dormir en Espagne donc 250m de dénivelé en plus et une vingtaine de kilomètres nous attendent, mais à priori roulant.

Excellent choix, car en 1 h 30 nous relions Maçanet, les pistes du topo de Veron sont maintenant goudronnées, et nous tombons sur un beau petit village avec un Hôtel génial. Demi-pension à 42 € par tête, très belle chambre, personnel plus que sympa et au menu ce soir, après 2 bières bien méritées, salade de chèvre chaud et sa poilée de champignons des bois, puis des joues de porc braisées aux petits oignons !!!!!
Quel festin, mais après 93 km et plus de 2000 mètres de dénivelé, on ne tarde pas à aller au lit malgré la suggestion d’un voisin de table et l’envie de Barrus de sortir boire un verre dans un troquet très animé du village…

Étape 15: Maçanet – Banyuls

C’est gagné ! Ce soir, on voit la mer. C’est du moins ce qu’on se dit, car après la grosse étape d’hier, on est un peu en avance sur les étapes que nous avions initialement prévues.

Après un super petit déjeuner, c’est le départ. Dès le premier kilomètre, nous commettons notre première erreur d’orientation de la journée. Mais l’endroit est joli, la végétation méditerranéenne (chênes-lièges) nous donne encore l’illusion qu’on est arrivé… Nous retrouvons la petite route, que longe le GR 11, qui nous hisse avec des pentes très rudes jusqu’au petit village de La Vajol. Ici, nous empruntons une route plus importante et roulante jusqu’au col frontière de Manrella (720 m). Ce matin l’ambiance est un peu différente des jours précédents ; c’est plus silencieux. Intérieurement, il doit y avoir des regrets que ce soit déjà fini. C’était une belle quinzaine…

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Dans la montée du col, nous entrevoyons la mer à l’horizon. Pause photo ! Cette fois-ci c’est sûr; on arrive ce soir… Nous menons un bon train dans le dernier kilomètre de l’ascension. Pierre, qui a déjà fait la HRP à pied, parle de sa troisième traversée des Pyrénées : ce sera sûrement en hiver en ski de randonnée ou en vélo de route par les cols routiers.

L’arrivée en France se fait par… un sens interdit !

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Nous dévalons rapidement versant français les quelques hectomètres de goudron avant de retrouver des pistes qui longent de près la frontière. Un peu plus loin, Pierre reconnaît un endroit où il avait bivouaqué il y a 10 ans lors de sa première traversée par la HRP.

À midi, nous sommes au Perthus. Nous avalons vite un petit casse-dalle et une boisson dans une venta. Après un magistral coup de bambou, nous reprenons la route pour attaquer la longue ascension de 12 kilomètres qui va nous conduire au col de l’Ouillat. C’est sûrement le col de moins de 1000 mètres, le plus dur des Pyrénées !! A moitié col, Barrus explose complètement ; il lui faudra même s’arrêter à deux reprises. Il laisse filer Pierre qu’il retrouvera au col de l’Ouillat beaucoup plus tard.

Après une pause et un point carte au refuge, nous repartons vers 14 heures. Nous poursuivons sur la petite route goudronnée du Neulos sur 1,5 km. Nous abandonnons alors le goudron, pour prendre à gauche une petite piste en corniche qui nous mène à un belvédère, d’où nous apercevons la Méditerranée. Il s’ensuit quelques kilomètres alternants, portions de plats et légers faux plat ; juste ce qu’il nous faut pour récupérer un peu. Au col de l’Estaque, nous discutons un peu sur la suite de l’itinéraire. Veron part plein Est en suivant l’itinéraire HRP – GR10 qui passe par le sommet du Sailfort Sud. Il annonce quatre heures de poussette pour rejoindre le col de Baillaury. C’est trop pour nous. On hésite un instant à basculer directement sur Cerbére, mais nous n’avons pas d’infos sur cette possibilité ; C’est donc au pif que nous décidons de continuer. Il faut dire que nous n’avons pas de carte du coin, mais la piste qui continue semble trop belle pour n’aller nulle part. En fait, elle va au col des Trois Hêtres ! Puis plus rien…

On trouve quand même un petit sentier qui commence assez roulant. Il est orienté Nord-Est et, toujours au pif, nous jugeons qu’il va nous mener vers Collioure. Plus que 1000 mètres de dénivelé négatif, ça devrait aller !

La traversée des Pyrénées en VTT

La première partie de la descente se passe plutôt bien. Mais très vite la végétation s’épaissit. On ne peut plus rouler du tout. Un petit col nous laisse entrevoir la suite. Pas terrible ! Vers l’ Est il n’y a plus de sentiers. Le seul qu’on trouve part plein Nord et il est extrêmement raide. Pas d’autres choix ; il est 16 heures, nous décidons de descendre quand même. Ce sentier est balisé PR… nous nous permettons de juger que vu sa raideur, il mériterait une autre classification. Enfin, nous arrivons dans un hameau au fond d’une petite vallée. Et c’est toujours en filant plein Nord que nous arrivons dans la plaine… à Argeles-sur-Mer, soit à plus de 20 kilomètres au Nord de Banyuls.

Mais maintenant, nous voulons absolument arriver avant la nuit et c’est sur la plaque que nous arrivons à Argeles-Plage. On roule trop vite, le vent de face nous le rappelle. Nous avons 70 kilomètres et deux heures de poussette-portage dans les jambes. Au niveau de Port-Vendres nouvelle erreur, on fait deux kilomètres et 100 mètres de dénivelé en plus inutiles. On ignore en fait la distance qui nous sépare de Banyuls. Comme carte nous n’avons que la photocopie du topo Veron avec la carte routière. On voit quand même que nous avons encore deux petites bosses avant Banyuls. Mais qu’ils sont durs ces derniers kilomètres ! En plus la nuit tombe et nous sommes sur une nationale. Il y a énormément de circulation, du vent de face, de la fatigue… par moment les voitures nous frôle tellement que nous roulons sur le bas-coté.

Dernière petite côte ! C’est par une descente que nous rentrons dans Banyuls. Nous arrivons directement sur la plage et après s’être congratulé, nous nous posons directement au premier bar avec terrasse sur la plage. Une bière, une photo et quelques SMS à la famille et aux amis pour dire qu’on est arrivé.

La nuit tombe. On reprend nos vélos pour trouver notre dernier hôtel de la traversée (en haut d’une côte en plus). Une bonne douche avant une dernière soirée… arrosé bien sûr !!

La traversée des Pyrénées en VTT

Le film de notre traversée des Pyrénées en VTT

Article de Pyrénées-Magazine

La traversée des Pyrénées en VTT

Les étapes

* Temps de vélo effectifs ! Poussettes et portages non comptabilisés
Etape KM D + TEMPS* Principaux cols
1 Hendaye - Urdax 49,90 1465 m 5:16 Cols des Poiriers 316 m Col d'Ibardin 317 m Col de Lizuniaga 229 m Col de Lizarrieta 441 m Col des Trois Bornes 521 m
2 Urdax- Fabrica de Orbaitzeta 71,40 2400 m 7:39 Col d'Otsondo 574 m Col d'Elhorrieta 831 m Col de Burdincurutcheta 1092 m Col de Lindus 1220 m Puerto de Ibañeta 1055 m
3 Fabrica de Orbaitzeta - Isaba 59,00 1302 m 4:35 Collado Ollokia 1326 m Puerto Lazar 1129 m
4 Isaba- Aisa 73,00 1795 m 6:03 Puerto Navarra 1295 m Puerto de Anso 1075 m
5 Aisa- Biescas 66,00 1401 m 5:30
6 Biescas-Torla 50,60 1670 m 4:40 Collado de Tendenera 2330 m
7 Torla-Plan 75,40 143 m 5:54 Col de Fanlo 1360 m
8 Plan- Hospital de Benasque 57,30 1952 m 5:58 Col de Sahun 1930 m Hospital de Venasque 1760 m
9 Hospital de Benasque - Bagergue 48,80 2020 m 4:48 Port de la Picade 2460 m Collado de Varrados 2040 m
10 Bagergue - Ribera de Cardos 76,38 1835 m 6:41 Coll de Campirme 2024 m
11 Ribera de Cardos - La Seu d'Urgell 71,40 1630 m 6:00 Col de So 1914 m Col de Bedet 1950 m Col du Lex 1690 m Col de Pou Col de Jou
12 La Seu d'Urgell - Baga 76,75 1928 m 6:50 Col de la Gent 1518 m El Collell 1845 m Coll de Torn 1920 m Col de la Balma 1600 m Col de l'Abena 1460 m
13 Baga - Ribes de Freser 58,17 1670 m 5:15 Col de la Gavarra 1620 m Refuge de Rebost 1640 m Col de la Bofia 1960 m Col de Pal 2080 m Collado del Pedro Collado de Toses
14 Ribes de Freser - Maçanet 93,00 2006 m 7:22 Collada Verda 1595 m Coll Pregon 1130 m Coll de la Boixeda Coll de Vernadell 1369 m Coll Roig Coll Dels Horts
15 Maçanet - Banyuls 82,97 1917 m 7:43 Coll de Manrella 720 m Col de l'Ouillat 936 m Col de l'Estaque 1023 m Col des Trois Hétres
1010,07 26424 m 90:14:00

Informations pratiques

La traversée VTT des Pyrénées est une aventure fantastique.
Deux options s’offrent à vous: une traversée exclusivement française sur les chemins de piémont, ou une traversée plus prés des crêtes avec des points de passages plus élevés. Cette deuxième option est presque exclusivement sur le territoire espagnol.
Selon l’option choisi, voici trois ouvrages incontournables pour préparer le découpage de vos étapes

La traversée VTT des Pyrénées françaises

Le raid pyrénéen VTT de l'Atlantique à la Méditerranée

La Gran Travesia de los Pirineos en BTT: del Mediterraneo al Cantabrico (EN ESPAGNOL)

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