Le refuge Ledormeur et le vallon de la Pacca

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 Le refuge Ledormeur est situé au cœur du Parc National des Pyrénées, au-dessus du Pla de Labassa, sur la voie du Balaïtous passant par le glacier de Las Néous. La suite de la randonnée vers le vallon de la Pacca et son petit plateau se déroule dans un environnement plus sauvage.

Le refuge Ledormeur et le vallon de la Pacca

Le sentier débute à gauche de la maison du Parc (1470 m). Il franchit un petit pont et monte dans la sapinière de Bédout. Il fait quelques lacets et se dirige vers le sud, entre dans le Parc National des Pyrénées (pancarte) et débouche dans la  partie haute du vallon du Gave d’Arrens.

Très vite nous arrivons au lac de Suyen à 1536 mètres d’altitude.

Le sentier longe le lac de Suyen par son côté gauche et passe face à la belle cascade de Doumblas. Il arrive à l’intersection du refuge de Larribet que nous laissons sur la droite pour continuer plein sud dans la vallée en direction du col de la Peyre Saint-Martin.

Le sentier traverse le replat de la Couradette.

Nous arrivons au Plaa de Labassa à 1731 mètres d’altitude. Une passerelle nous permet de passer sur la rive gauche du Gave d’Arrens.

Un panneau marque l’intersection du sentier qui mène au refuge Ledormeur. Le sentier monte en lacets sur la pente qui devient plus raide pour atteindre un petit replat où se blottit le refuge Ledormeur. Dominant le Plaa de Labassa, ce vieux refuge, de 12 places, est bâti sous un contrefort de la crête Fachon. Il a été construit par le pyrénéiste Georges Ledormeur et inauguré en 1926. Il s’appellera d’abord refuge du Balaïtous avant de prendre le nom de son « papa ».

Georges Ledormeur, le roman d’une vie

Né en 1867 à Rouen, Georges Ledormeur, Tarbais d’adoption et dessinateur de métier, développa un goût immodéré pour les randonnées en montagne pour la pratiquer dès qu’il avait le loisir, ce qui lui vaudra le surnom de Marchoucrève. A travers lui c’est toute une époque de la vie tarbaise de la première moitié du XXe siècle que nous fait revivre Jean Lamanètre : un monde pyrénéiste bouillonnant où les montagnards aiment à se retrouver, à échanger, le temps où ils écrivent aussi beaucoup, non pour laisser trace mais pour partager et donner envie. En 1928, mettant à profit sa parfaite connaissance du milieu montagnard et des sommets (il a plus de 1 500 ascensions à son actif !), il rédige un Guide des Pyrénées centrales qui sera plusieurs fois réédité et complété. Il réalise aussi une indispensable Carte des Pyrénées centrales au 1/80000e et des tables d’orientation (Cabaliros, pont de l’Adour à Tarbes…). Son sommet fétiche est le Balaïtous où il fait construire un refuge. Il meurt en 1952 et repose désormais au cimetière de Gavarnie.

Un magnifique panorama sur la vallée du Gave d’Arrens que l’on domine.

Pour la suite de l’itinéraire, nous revenons un peu sur nos pas, puis nous empruntons le sentier montant vers un col bien visible.

Après une zone d’éboulis de gros rochers, le vallon de la Pacca (2105 m) s’ouvre devant nous. L’ambiance est sauvage, le paysage est très contrasté entre les couleurs des pelouses et la grisaille des falaises abruptes qui dominent le vallon.

Nous revenons sur nos pas par le même itinéraire.

Un arrêt à la magnifique toue de Doumblas s’impose avant de redescendre au parking.

La toue de Doumblas

Cet abri sous roche, caractéristique de la vie montagnarde du Val d’Azun à la fin du XIXe siècle et au tout début du XXe siècle, s’appelle une toue (du mot creux ou trou en Bigourdan). Les toues ont été construites par des bergers, qui, passant de longues semaines d’été à garder leurs troupeaux en altitude, avaient besoin d’un lieu protégé où trouver refuge. Ils ont utilisé les abris naturels que constituaient certains très gros blocs de pierre et les ont « fermés » avec des murs en pierres sèches et une porte, pour les aménager en cabanes. Les pyrénéistes en feront par la suite leur lieu de bivouac pour leurs grandes ascensions et les immortaliseront dans leurs récits et topoguides.

C’est en val d’Azun que ces abris rustiques sont les plus nombreux : on en recense plus d’une centaine, de différentes tailles, dont une dizaine sont aujourd’hui encore « habitables ». Chaque toue porte le nom du berger qui l’occupait, ou bien celui du lieu où elle se trouve (comme ici « Doumblas »). La toue de Doumblas, qui menaçait de s’écrouler, a été restaurée par le Parc National des Pyrénées en 1999.

Informations pratiques

Situation: Hautes-Pyrénées / Val d’Azun
Accès: À Argelés Gazost suivre la D918 jusqu’au village d’Arrens. Remonter la vallée d’Arrens pendant 13 km jusqu’au parking terminal devant la maison du parc (Porte d’Arrens 1470 m).
Date: Le 29 juillet 2018
Altitude de départ: 1470 mètres
Altitude maximale: 2105 mètres au vallon de la Pacca
Dénivelé cumulé: 600 mètres
Itinéraire: Aller-Retour
Horaire: 4 H
Carte: Carte: Carte IGN 1647 OT Vignemale – Ossau – Arrens – Cauterets

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