La combe et le col de Laurichard

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Situé en balcon face au massif de la Meije, le col de Laurichard offre un panorama de tout premier ordre. Du haut de ce belvédère, la vue sur la Meije, la barre des Écrins, le plateau d’Emparis et la vallée de la Romanche est superbe.

Le col de Laurichard: un balcon face à la Meije

Au nord du massif des Écrins, la Combe de Laurichard se situe au cœur de la Réserve Naturelle des Pics du Combeynot. D’abord en limite du Parc National des Écrins, cette réserve de 685 hectares a été classée en 1974, pour permettre l’exploitation raisonnée du domaine skiable proche du col. Depuis 2019 elle fait partie du territoire du Parc National.

Le départ de la randonnée s’effectue du petit parking au pied du petit sommet de Serre Orel. La vue ouverte, sur ce versant de la Meije, est magnifique.

Très vite, le sentier se divise. Nous laissons sur notre droite le « sentier d’interprétation des crevasses » pour prendre celui de gauche. En se retournant, nous avons une vue superbe sur les mythiques cols du Tour de France du Lautaret et du Galibier.

La pente devient un peu plus raide et en quelques lacets nous franchissons deux ressauts successifs.

Nous atteignons un replat où se trouve un petit lac d’où nous avons un très beau panorama sur le Col du Galibier avec sur sa droite le Grand Galibier qui culmine à 3229 mètres d’altitude.

Nous voici maintenant cernés par les faces rocheuses du Roc Noir de Combeynot (3112 m), du pic Ouest de Combeynot (3155 m) et de la Pyramide de Laurichard (2772 m). Le col est en vue; nous remontons la combe rocailleuse de Laurichard, qui abrite le glacier rocheux du même nom.

L’arrivée en lacets dans les éboulis au col de Laurichard est plus raide.

À l’arrivée au col de Laurichard, la vue sur la face est de la Meije, le pic Gaspard, la pointe Nérot, le Bec de l’Homme, la Grande Ruine, la Barre des Écrins… est superbe et saisissante.
À nos pieds se dessine la haute vallée de la Romanche. En dessous du sommet de la Meije, accroché sur son rocher et perché à 3450 mètres d’altitude, nous apercevons le refuge de l’Aigle.

Du col de Laurichard nous dominons le glacier rocheux.

Si le paysage de la haute montagne alpine se caractérise principalement par la glace, le roc et la neige, il existe, entre l’étage des neiges éternelles et celui de la forêt, une autre forme du paysage peu connue appelée le glacier rocheux. Ce type de glacier, comme celui du Laurichard, se forme dans des zones où les parois produisent beaucoup d’éboulis. Les amas de blocs rocheux se comblent de glace à partir de la neige et de l’eau de fusion et façonnent le relief de manière remarquable. Leur morphologie est faite de bourrelets emboités et d’un front raide visible dans la combe de Laurichard. Les changements climatiques qui engendrent la fonte d’une partie de la glace contenue dans le glacier de Laurichard se traduisent par son extension.
Le glacier rocheux du Laurichard est suivi depuis 1979. Il s’agit du plus vieux programme de recherche sur ce type de morphologie glaciaire. Actuellement, le Parc national des Écrins et les scientifiques étudient l’évolution de sa vitesse d’avancée et de son volume. Sur le terrain, au pied du pic ouest de Combeynot, quatre sphères blanches servent à effectuer ce suivi.

Pour la descente, nous empruntons le même itinéraire, jusqu’au petit lac sans nom ou nous faisons une longue pause contemplative.

Avant de descendre, nous choisissons de faire un petit écart sur un versant où les myrtilliers sont colorés par le début de l’automne. Un bon sentier nous ramène au col du Lautaret.

Le col du Lautaret est un site exceptionnel. Il est le point de passage entre la vallée de la Romanche et la vallée de la Guisane, entre l’Oisans et le Briançonnais. La Guisane prend sa source juste au-dessus du col. La source de la Romanche est située au glacier de la Plate des Agneaux, sous la Barre des Écrins.

La pente relativement douce qui permet d’accéder au col, est le résultat du modelé d’un glacier qui se déversait de part et d’autre sur les deux vallées. Carrefour entre les Alpes du nord et les Alpes du sud, le col du Lautaret est utilisé depuis longtemps comme voie de communication entre Grenoble et Briançon.

C’est une des régions les plus riches des Alpes françaises sur le plan botanique: on y trouve 1 500 espèces sur les 4 200 que compte la flore de notre pays. C’est pour cette raison que l’université de Grenoble y créa, il y a une centaine d’années, le Jardin alpin, véritable conservatoire des espèces de haute altitude, où poussent non seulement les fleurs de la région, mais aussi un millier de plantes provenant des montagnes et zones froides du monde entier: Arctique, Sibérie, Himalaya, Rocheuses américaines… Ce « jardin de l’extrême » est ouvert l’été au public, qui peut circuler librement autour des rocailles et des massifs multicolore  et apprend là à connaître ou reconnaître certaines des fleurs rencontrées au cours de balades dans les montagnes avoisinantes.

Informations pratiques

Situation: Hautes-Alpes / Massif des Écrins / La Grave
Accès au départ: Depuis La grave, suivre la N 91 qui monte au col du Lautaret. Se garer au parking du Sentier des Crevasses situé dans le dernier virage avant  le col.
Date: Le 06 septembre 2020
Altitude de départ: 2058 mètres
Altitude maximale: 2654 mètres
Dénivelé: 600 D+
Itinéraire: Aller-retour
Temps total: 4 H
Carte: IGN TOP25 3436 ET Meije – Pelvoux

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